Au tribunal des pauvres
Ca y est, encore...
Que fais-je encore là, au tribunal des pauvres ?
Tout droit planté, comme un piqué,
Au milieu de cette foule immense, je suis paralysé
Jugé et condamné d’être re-jugé à jamais, sentence inépuisable
Alors que tous ces regards plein de vices
Percent et glacent fièrement l’atmosphère
Celle-ci, généreuse et fidèle
Me porte courageusement à bras ouverts
Car mon corps lui seul ne saurait suffir
A porter le poids de mon innocence
Corrompue et marthyrisée par des règles absurdes
A porter le poids de mon esprit
Ennivré par le chaos
Prêt à m’abandonner à tout instant