Un peu de spiritualité
Aucun souffle ne suffit
Pour balayer la dignité,
Ni injures, ni insanités,
A ma tête, je me fie,
Déclassant les vanités
De ces êtres, je m’en méfie,
Jamais je ne plie,
Jamais orgueil ne sera cité.
Plusieurs fois j’en ai ri
La droiture bien rivée,
plusieurs j’en ai rêvé,
Mâtures, les voir épanouis.
Loin des flammes enchantées,
Le courage endolori,
Leur aura se pourrit,
Leur panache essouflé,
Ils prennent comme un défi
Le fait de s’éviscérer;
Le sadisme rassasié,
Ils jettent leurs restes aux pies.
Aucune rivière ne se tarit
Sans que l’homme ne l’ai barricadée,
Il aime à trucider
La main qui l’a nourrie.
J’entends comme un air de repli,
Reddition fut elle annoncée,
Défaite amère, je te hais,
Jeune aliéné, je t’envie.
A la lueur ensoleillée,
Rêvons encore le coeur pétri,
Qu’ensemble les inquisiteurs prient
Pour le salut des innocents pas tentés.
Je m’éloigne de l’infini
Toujours prêt à porter
Sur le dos mon panier
De cadeaux bien rempli,
Présents pour la moralité,
Pour riches héritiers de l’esprit,
Ascètes, toujours à faire le tri,
Grands maîtres, vous avez la vérité.